Les KPI d'une campagne de cold email
Ce qu'il faut mesurer pour savoir si une campagne marche, et ce qu'il faut arrêter de regarder tout de suite.
Réserver un appelUn KPI de cold email, c'est quoi ?
Un KPI de cold email est un indicateur qui permet de décider quelque chose : continuer, changer un message, élargir un ciblage, arrêter une campagne. Si un chiffre ne change aucune décision, ce n'est pas un KPI, c'est de la décoration.
C'est le filtre le plus utile pour trier les métriques d'un outil de prospection. La plupart des tableaux de bord affichent une dizaine de chiffres, dont deux ou trois seulement servent à piloter.
Le seul indicateur qui compte au bout de la chaîne est le nombre de rendez-vous qualifiés obtenus, et ce qu'ils ont coûté. Tous les autres servent à comprendre pourquoi ce nombre monte ou descend.
Trois erreurs de mesure qui font prendre de mauvaises décisions
Juger une variante sur cinquante envois. À ce volume, l'écart observé vient du hasard, pas du message.
Compter les rendez-vous posés au lieu des rendez-vous tenus. Les annulations font partie du résultat.
Regarder les chiffres tous les jours. Une campagne se lit par semaine, sinon on change tout avant d'avoir appris quoi que ce soit.
Les cinq indicateurs à suivre, dans l'ordre
Chacun répond à une question différente. Lus dans cet ordre, ils désignent l'endroit exact où une campagne casse.
Un problème sur un indicateur rend les suivants illisibles.
Les chiffres qu'on regarde, et ceux qui décident
Le taux d'ouverture
Il est mesuré par un pixel invisible que beaucoup de messageries chargent toutes seules. Apple Mail le déclenche sans que personne ait lu le message, et les scans de sécurité en entreprise font la même chose.
Résultat : un taux d'ouverture à 60 % ne prouve rien. Il reste utile pour repérer une panne, quand il tombe brutalement à zéro. Pas pour juger un objet.
Le nombre de rendez-vous tenus
C'est le seul chiffre qu'un dirigeant peut relier à son chiffre d'affaires. Il se compte à la main s'il le faut, et il ne se discute pas.
Rapporté au coût de la période, il donne le coût par rendez-vous. C'est ce chiffre qui permet de comparer la prospection par email à la publicité, au réseau ou à un commercial interne.
Un tableau de bord qui tient en trois blocs
Réserver un appel- Hard bounces sous 3 %
- Plaintes proches de zéro
- Volume envoyé par adresse
- Domaines sur liste noire
- Taux de réponse par variante
- Part de réponses positives
- Message qui déclenche la réponse
- Délai moyen de réponse
- Rendez-vous posés
- Rendez-vous tenus
- Coût par rendez-vous tenu
- Affaires ouvertes derrière
Quand couper, quand attendre
Une campagne de cold email produit peu de données. Sur mille contacts, une trentaine de réponses. C'est trop peu pour trancher vite, et c'est la première chose à accepter quand on pilote.
Un repère simple : comptez 300 à 500 contacts par variante avant de comparer deux messages. En dessous, un écart de deux réponses fait basculer un pourcentage du simple au double, et vous couperez la bonne version une fois sur deux.
Deux exceptions où il faut agir immédiatement, sans attendre le volume : un taux de bounce qui dépasse 5 %, et des plaintes qui apparaissent. Dans ces deux cas, le risque porte sur la réputation du domaine, et une réputation abîmée met des semaines à se réparer.
Sur nos propres campagnes, la revue se fait une fois par semaine, jamais tous les jours. Regarder les chiffres chaque matin donne l'impression de piloter et pousse à changer des messages qui n'ont pas eu le temps de dire quoi que ce soit.
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